Histoire:

D’inspiration néobysantine, avec sa coupole conséquente et la tour immense de son clocher, à l’origine fléchée, cette église catholique fut même abusivement appelée “basilique”.


Cet édifice est foncièrement interculturel : ses emprunts à l’empire romain d’Orient (dôme et hémisphères), au style roman (architecture globale en forme de croix), ses croix celtiques (liées à la forte présence d’un clergé irlandais). C’est également le premier monument où se côtoyent pierres basaltiques et béton armé, l’ancien et le nouveau.

La fin du XIXème siècle fut marquée par des migrations vers les Plaines afin d’éviter les risques d’épidémies des décennies précédentes. En 1896, Curepipe acquérant le statut de ville, l’arrivée du train favorise dès 1865 l’essor de cette ville.

Héléna Naz reçut un très riche héritage de son père, Sir Virgil Naz. Elle offrit la somme de 750’000 Rs à l’édification et l’ameublement d’une nouvelle église. Le nom d’Héléna Naz peut se lire sur tympan du portail d’entrée. En 1922 Mgr Murphy, évêque de Maurice, parvient à recruter un professionnel hors pair en la personne d’André Gaillardin qui démarra le chantier en mars 1923. La construction dura un peu plus de quatre années. En effet, outre de fortes pluies qui réduisirent les jours de travail effectif, la mort des deux principaux promoteurs de l’entreprise, le retard dans l’arrivée de matériaux provenant d’Europe contribuèrent à ralentir considérablement le projet.
L’importance du chantier pesa elle-aussi lourdement sur la durée de l’éxécution:
le clocher pèse 2’800 tonnes, les maçonneries à elles seules ont nécessité 700 tonnes de ciment et plus de 80 wagons de sable, soit une dizaine de trains entiers. Rien que le carrelage comprend plus de 40’000 carreaux céramiques!
L’horloge reliée à neuf cloches donnait autrefois les heures, demies et quarts.

Lors de la seconde guerre mondiale, une faille fut décelée dans le façade. Le comble métallique de la flèche s’avéra rongé de rouille, le père Streicher dut prendre la décision de faire décoiffer la flèche primitive. Il lui fut substitué un dernier étage carré, agrémenté de quatre clochetons inspirés de ceux des autels. Aujourd’hui, le clocher ne mesure plus que 128 pieds au lieu des 150 auparavant.

source: http://www.potomitan.info/ki_nov/moris/helene.php

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